Blason de saint-Amans-des-Côts

La VIADÈNE est un plateau granitique au relief vallonné qui culmine à 900 mètres. Il constitue les contreforts ouest des monts d’Aubrac et s’étend sur un territoire de 390 km² environ pour une altitude moyenne de 720 mètres. C’est une vaste zone rurale de montagne aux paysages variés, composés de hauts pâturages, de forêts, de châtaigniers et d’arbres fruitiers, entrecoupés de petites vallées. On rejoint le « Pays des côtes » dit « Pays des Coustoubis ».

Saint-Amans-des-Côts s’écrivait autrefois SAINT-AMANS-des-Cops qui viendrait d’un combat qui aurait eu lieu dans la plaine dite aujourd’hui, “des Molèdes” durant la guerre de 100 ans qui fit rage dans le pays. Selon une légende, les habitants de Saint-Amans-des-Côts auraient combattu comme des coqs, d’où l’origine du nom du village. Au fil des années, nous trouvons dans les manuscrits la graphie “Saint-Amans-des-Cops”, “Saint Amans des Copts” puis “Saint-Amans-des-Côts”.

Lac de Maury

Le lac de Maury se situe sur les territoires des communes de Saint-Amans-des-Côts, Florentin-la-Capelle et Montpeyroux.
C’est un grand lac en forme de V car le barrage de Maury a été construit sur le confluent entre la Selves et le Selvet. Implanté au milieu de magnifiques paysages de montagne de la basse Viadène, le lac de Maury est un barrage de 167 hectares qui a été mis en eau en 1947. On l’appelle aussi lac de Saint-Amans-des-Côts ou lac de la Selves. Il culmine à 588 mètres d’altitude.
Des activités touristiques se pratiquent sur le lac, telles que la pêche et les sports nautiques. Ce barrage est connu pour ses richesses poissonneuses en perches et brochets, carpes, tanches, poissons blancs ainsi que les truites bien présentes avec une densité intéressante.

lac Maury

L’église de Saint-Amans-des-Côts

Un acte daté de 1318 parle déjà de la paroisse de Saint-Amans. Une première église devait se situer sur la place du foirail et elle aurait était détruite lors d’un combat au cours de la guerre de 100 ans. Son portail de style roman aurait été déplacé sur un nouvel édifice accroché à la tour de défense et de guet qui se situait à l’endroit le plus haut placé du village.
1507 est la date de la première extension comprenant la chapelle Saint-Joseph édifiée par Jean Trébuc, comme l’indique l’inscription sur une pierre située dans l’embrasure de la fenêtre. Successivement, les murs latéraux sont percés d’arcades formant des chapelles, puis le bas-côté gauche s’est agrandi afin de créer des places supplémentaires aux fidèles. Le bas-côté droit a été créé en absorbant une petite chapelle de patronage laïque, construite à l’extérieur et qui appartenait à la famille de Pouzol.
En 1911, la municipalité dote l’église d’un clocheton et d’une horloge avec l’argent affecté autrefois au budget des cultes.
En 1996, au cours de la restauration intérieure de l’église, il est découvert un grand retable, caché derrière un repeint en faux marbre, datée de 1626 et signée par Ludovicus Gomez. Il représente le Rosaire entouré des mystères et constitue un des joyaux de notre église.
L’église de Saint-Amans se présente aujourd’hui comme un imposant édifice de 20 m de haut avec un clocher à peigne garni de 5 cloches datées de 1640 à 1780.

L'église. retable

L’église de Touluch

En l’an 1328, Touluch possédait une église qui était desservie par deux moines et il y avait un abbé qui rendait la justice Haute.
L’église d’origine romane, possède un clocher à peigne où se trouvaient quatre cloches, mais une a disparue au cours de la révolution. Il était coutumier de sonner les cloches pour éloigner les orages avec la plus petite et la plus ancienne datée de 1709. Elle porte une inscription en latin dont la traduction est “de la foudre et de la tempête, délivrez-nous Seigneur”.  On raconte qu’au moment de la récolte des métaux pour sa fonderie, une habitante serait venue avec un tablier rempli de pièces d’étain, d’où ce ton très clair qui la rend plus efficace. Ces cloches étaient rares.
Jadis un porche était accroché en façade. Il avait pour office d’accueillir les futurs baptisés, mais aussi d’y célébrer les quelques sépultures bannies par l’église, comme au temps du concordat. Mais surtout, de permettre aux paroissiens d’échanger les nouvelles à la sortie de la messe, à l’abri du mauvais temps.

__glise Touluch 1 copie

L’église de Saint-Juéry

L’ancienne paroisse de Saint-Juéry placée sous le vocable de Saint-Georges, a plus de 1.000 ans. Elle a été donnée en juillet 920 à Fredolon, abbé à l’abbaye de Vabre, par ses parents. Si les nobles du Rouergue donnaient aux abbayes les églises qu’ils construisaient par souci spirituel, c’était aussi pour maintenir sur leur paroisse les paysans qui travaillaient leurs terres, les préservant ainsi des convoitises de leurs ennemis, grâce à l’immunité dont jouissaient les monastères.
La valeur de l’église se découvre en franchissant le porche. La partie qui forme le chœur est en plein cintre et paraît dater du 11è siècle. Son style est roman avec voûte en berceau soutenu par un arc doubleau, seul vestige de l’ancienne nef romane. Le corps de l’Eglise daterait du 14è siècle, époque où elle se serait agrandie.
En 1898, un coup de vent a eu raison de la vétusté du clocher à peigne et un clocher-flèche tout neuf a été rebâti au dessus du porche, c’est-à-dire à l’opposé.
En 1935, l’église retrouve son antique cachet en mettant à nu les belles pierres de granit qui forment les piliers, les nervures des voûtes et l’ensemble du chœur. Dans sa nouvelle parure, l’église de Saint-juéry avait la réputation d’être la plus belle et la mieux tenue de la région.

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Le four de Cassou

Lors de la rénovation, La structure ancienne du four de Cassou a été conservée. Autrefois, toutes les quinzaines les villageois venaient faire cuire leur pain ainsi que des préparations culinaires telles que choux farcis, fouaces, tartes … Plusieurs fours sont encore en activité sur la commune.

four cassou

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